L'actualité

Actualités 15 novembre

Actualités 1ère quinzaine de novembre 2019

C’est arrivé un 15 novembre

  • 15 novembre 1862, Paris : sur la scène de l’opéra une rampe à gaz qui éclaire la scène met le feu aux vêtements de la danseuse Emma, elle mourra quelques mois après à l’âge de 22 ans.
  • 15 novembre 1967, France : le service militaire français est ramené à 12 mois.
  • 15 novembre 1971 : mise en service du premier processeur (ingénieur de la société Intel).
  • 15 novembre 1978, aéroport de Colombo, Sri Lanka : Un DC-8 écrasent atterrissage, 183 morts.
  • 15 novembre 1997, Somalie : inondations, plus de 1 000 morts.
  • 15 novembre 2003, chantier de l’Atlantique à Saint-Nazaire, France : effondrement d’une passerelle au cours d’une visite du paquebot Queen Mary 2, 15 morts et une trentaine de blessés.
  • 15 novembre 2006, Japon : Un tsunami de 40 cm a touché en soirée certaines côtes du nord du pays à la suite d’un tremblement de terre d’une magnitude de 8,1 près de l’archipel russe des Kouriles.
  • 15 novembre 2007 Bangladesh : Le cyclone Sidr dévaste les côtes du pays et provoque la mort de plus de 3 000 personnes.
  • 15 novembre 2017, Grèce, banlieue d’Athènes : des coulées de boue provoquent la mort de 15 personnes.

Et en 2019

  • Les actualités en France : séisme du sud est
    En France, ces actualités sont dominées d’une part par la vague d’intempéries qui a atteint de très nombreux département et par le tremblement de terre  survenu en Drome-Ardèche  le 11 novembre 2019.

    Ce sinistre survenu il y a quelques jours est l’occasion  d’évoquer les paramètres de la deuxième phase dans l’organisation des secours.
    Les secours lors des séismes  se déroulent  en  deux phases, la première souvent la mieux connue correspond à la trilogie habituelle sauvetage, secours, soins médicaux.
    La deuxième  correspond à la prise en charge psychosociale et matérielle des habitants sinistrés en tenant compte il y a deux catégories de sinistrés :
    – Celles des populations uniquement sinistrées sans  implication affective, pas de proche, parmi les victimes
    – Celles des-populations sinistrées mais également impliquées par l’existence de proches, de  parents blessés ou décédés.
    C’est la phase  de réhabilitation et de réinsertion dans la vie normale qui  s’inscrit souvent dans la durée.
    Pour l’ensemble des sinistrés
    – Leur situation est le plus souvent la suivante : 
       * Leur habitation est partiellement ou totalement détruite, ils n’ont plus donc d »hébergement « traditionnel « ;
          * Leurs affaires personnelles (vêtements, documents …) ont pu ou non être en parties retirées des habitations ;
           * Les gros mobiliers sont le plus souvent restés sur place, indemnes ou plus ou moins détruits ;
             * Les véhicules automobiles sont disponibles ou non (Détruits, endommagés..).
    – Leurs besoins et leurs obligations sociales sont les suivants :
             * Disposer d’un logement dont  l’ensemble des  caractéristiques  doit correspondre à la situation de leur famille (nombre, enfants, personnes âgées, présence de personnes âgées, malades, handicapées …..) ;
              * Pouvoir poursuivre leurs  activités professionnelles  dans la région seules sources de revenus ;
              * Pouvoir faire poursuivre la scolarité de leurs enfants ;
              * Devoir à continuer à payer les loyers des habitations, les remboursements éventuels des prêts d’acquisition du logement, les abonnements habituels aux « fluides » de fonctionnement (eau, gaz, électricité, téléphone, internet, télévisions…..).
    Les acteurs de « réponse » à ces besoins sont:
    – les acteurs institutionnels :
              * La  collectivité territoriale locale  concernée (commune) disposant du plan communal de sauvegarde et  d’une réserve de sécurité civile ;
                           – Dans la mesure où des plans et ces réserves existent  et sont bien connus des personnels   par des exercices ;
                            – Dans la mesure où  leurs personnels sont  disponibles  impactés  ou non eux aussi par l’événement destructeur.
               * Les autorités   préfectorales qui doivent assurer la direction générale des secours  et leur coordination  ainsi que l’appréciation des dégâts matériels et  du risque évolutif (habitation à évacuer.) ;
    Les autorités Zonales (Zone de défense) dans la mesure où le sinistre  a atteint plusieurs départements
    Les autorités nationales qui doivent déclarer par arrêté «  l’Etat de catastrophe naturelle » qui permettra de déclencher les processus d’indemnisation.
    Les grands services  de distribution et de fonctionnement des « fluides «  eau, électricité, gaz, téléphone  etc.
    Les corps de secours habituels (sapeurs-pompiers, service médicale urgente…), dont les missions sont prolongées au-delà de la phase aiguë.
    Les unités armées peuvent être également engagées dans les événements à conséquences majeures et étendues.
    – Les acteurs non institutionnels :
    Les compagnies d’assurance et leurs experts dans l’estimation des dégâts et de la valeur de l’indemnisation .
    Les entreprises de réparation dans tous les domaines de la construction (maçonnerie, électricité).
    – Les acteurs « mixtes »
    Ils sont représentés par toutes les associations de sécurités civiles qui disposent d’un agrément « sécurité civile » dans le domaine de la prise en charge psychosociale, matériel et logistique.
    Au plan pratique les problèmes suivants vont apparaître :
    – L’hébergement d’urgence, le plus souvent dans les premières heures ce sont les gymnases  qui sont le plus souvent utilisés, avec leur défaut de non intimité, de promiscuité.
    Les écoles peuvent également servir d’hébergement provisoire, cette possibilité a été évoquée à plusieurs reprises par l’OMS.
    Dans un deuxième temps ce sont des hôtels de proximité qui seront réquisitionnées à des fins hébergements. D’autres  réquisitions sont également possibles (appartements et villas inoccupés…).
    – La subsistance, elle va de pair avec l’hébergement et doit tenir compte de deux  paramètres : aspect quantitatif et aspect qualitatif ;
             * La récupération des biens immobilisés dans l’habitation concernée est- elle possible ?Bien souvent les experts se » réfugient « derrière le principe de précaution  et interdisent toute entrée dans les lieux sinistrés ce qui entraîne une augmentation du traumatisme psychique et probablement une influence sur les valeurs  d’indemnisation. Si les biens sont récupérables, tout ou partie, où les entreposer dans la mesure où les sinistrés ne disposent que de logement précaire. Face à ce problème « l’organisation des secours » doit prévoir la mise en place rapide de garde-meubles.
               * L’activité des experts  institutionnels
    Ils ont la responsabilité d’apprécier si le bâtiment  sinistré peut être « habitable », réparable ou destructible.
    Cette décision est importante en raison de ses répercussions à la fois économiques et psychologiques pour les sinistrés.
    Elle doit être prise rapidement et tout retard est préjudiciable dans cette phase de réhabilitation.
                 * L’activité des experts   des sociétés d’assurance
    Ce sont eux qui vont déterminer le niveau d’indemnisation du sinistre.
    Dans ce domaine il faut rappeler que le traumatisme psychique lié à la perte des biens sera d’autant plus vite « guéri »  que l’indemnisation sera rapide et satisfaisante.
    Dans ce contexte tout retard est donc préjudiciable à la capacité de résilience des sinistrés.
    Ces retards sont souvent dénoncés par les sinistrés et les raisons invoquées par les compagnies d’assurances sont variables suivant contexte locorégional.

René Noto