Actualités du 27 octobre 2018
Fusillade aux États Unis
C’est arrivé en octobre
Paris le 3 octobre 1980 : une bombe explose devant la synagogue de la rue Copernic à Paris, faisant quatre morts et des dizaines de blessés.
- États-Unis : plusieurs morts dans une fusillade contre une synagogue, le 27 octobre
Une fusillade a eu lieu dans un quartier de Pittsburg, en Pennsylvanie. Selon les médias, il y aurait plusieurs morts. Le tireur a été arrêté.Le tireur s’est rendu et a été placé en garde à vue.
Selon les médias américains, il y a eu des échanges de tirs dans un quartier de Pittsburgh, en Pennsylvanie, près d’une synagogue, où des fidèles étaient rassemblés pour un office. La fusillade aurait fait plusieurs morts. Plusieurs médias américains évoquent onze morts et de nombreux blessés dont quatre policiers. Le drame a eu lieu près de la synagogue « Arbre de vie » (Tree of Life) où une trentaine de fidèles étaient rassemblés pour un office

https://www.google.fr/searchq=fusillade+synagogue+pittsburgh&rlz=1C1MSNA_enFR772BR773&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjvoeX28KjeAhUsyoUKHXWfCPIQ_AUIECgD&biw=1536&bih=775
Analyse
Cette fusillade est un événement quelque peu différent de ceux survenant habituellement dans des établissements d’enseignement ou des ERP :il est réalisé dans un lieu de culte, encore que des fusillades soient déjà survenus dans de tels lieux ;
-le tireur ne s’est pas suicidé puisque les tirs ont continué avec les services de police( 3 policiers blessés) et lui-même neutralisé après une blessure ;
-le motif est clairement manifesté après son identification, un suprématiste blanc de 46 ans, se revendiquant ouvertement antisémite sur les réseaux sociaux.
En entrant dans la synagogue, il aurait crié « tous les juifs doivent mourir », selon plusieurs témoignages. Pour son massacre, il a utilisé un fusil d’assaut AR-15, l’un des plus vendus aux Etats-Unis, qu’on retrouve dans la plupart des tueries américaines. Selon des journalistes locaux, il était également équipé de plusieurs armes de poing
Explications intéressantes certes pour la compréhension de l’événement : motivations, circonstances de survenue….
En ce qui concerne l’organisation des secours et des soins le schéma demeure le même :
- faire cesser l’agression le plus vite possible, c’est le rôle des services de police ;
- prendre en charge les blessés sur le site en tenant compte du risque évolutif ;
- équilibre entre stratégie de soins sur place et transport hospitalier car c’est la « chirurgicalisation » qui demeure prioritaire pour ces « blessures de guerre » ;
- prise en compte du climat émotionnel d’une telle fusillade.
René Noto
