Historique

De tout temps, l’humanité a dû faire face à des catastrophes : climatiques, accidentelles, industrielles, terrorisme, etc.

La Société française de médecine de catastrophe (SFMC) a été fondée en 1983. La France venait alors de subir une vague d’attentats terroristes et avait participé à des missions internationales de secours et soins pour fléaux ou catastrophes.

Des pionniers, le Pr Huguenard et le médecin général Noto, ont utilisé des principes de prise en charge des victimes issus de ceux des champs de bataille et ont initié une démarche d’enseignement spécifique de la médicalisation des urgences collectives en situation de catastrophe. Le premier diplôme d’université (DU) fut créé en 1981 par l’université Paris XII et l’enseignement pratiqué résulta d’une convention entre l’université de Créteil et le Service de santé des armées. Dans les deux années qui suivirent, d’autres universités créèrent un enseignement de médecine de catastrophe, devenu depuis une capacité nationale : les universités de Nancy, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, puis plus tard celles d’Amiens, Lille, Paris.

La SFMC s’est proposée de réunir des acteurs de terrain, des enseignants, des responsables administratifs au sein d’une société savante où pourraient s’échanger expériences et savoir-faire, recherches et acquisitions techniques, dans un esprit pluriprofessionnel, sans tenir compte de leur appartenance au monde médical de la santé, de l’intérieur, de la défense, de l’enseignement, de la diplomatie ou des associations.

La SFMC a ainsi contribué à développer en France et dans les pays francophones un réseau de compétences, lequel a permis la tenue de congrès et de réunions à thèmes, d’enseignements ainsi que la rédaction d’ouvrages de référence (Manuel de médecine de catastrophe, Vademecum, revue de médecine de catastrophe et SSE).